LABORIE JEAN-MARC


LABORIE JEAN-MARC

Σπούδασε φυσική, απέκτησε πτυχίο μηχανικού και διδακτορικό. Δουλεύει στην επιστημονική έρευνα
Σπούδασε καιι την νεοελληνική γλώσσα και λογοτεχνία και τη λογοτεχνική μετάφραση (master)
Ζει στην περιοχή του Παρισιού και είναι παντρεμένος με Ελληνίδα.

 Πληροφορίες: 
Όνομα:  JEAN-MARC
Επίθετο:  LABORIE
Εργογραφία: 

- Christoforos Milionis, De l' amerture a la douceur- Histoires grecques, ed. L' Harmattan, Paris, 2017.
- Σε διάφορα λογοτεχνικά περιοδικά: μεταφράσεις των Τ. Καζαντζή, Χ. Μηλιώνη, Γ. Σκαμπαρδώνη, Δ. Ψαθά, Χ.  Βλαβιανού, Γ. Ιωάννου, Μ. Χατζιδάκι, Ε. Ρίτσου κ.α.
. Blog « Quartiers littéraires de la Grèce et de Chypre » : http://jeanmarclaborie.blogspot.fr.
. Bulletin franco-hellénique.


Διεύθυνση: 

laborie@pm.me


Έτος γέννησης:  1971
Τόπος γέννησης:  ΓΑΣΚΩΝΗ ΓΑΛΛΙΑ
Κείμενο αποσπάσματος: 

Αποσπάσματα (Μεταφράσεις)

1/ Tolis Kazandzis : « La barre de fer » (« Το σίδερο », από τη συλλογή διηγημάτων Η παρέλαση, εκδ. Ερμής, 1976)

Pendant l’Occupation et après, j’avais peur à la nuit tombante pour les miens. J’étais dans les premiers à regagner la maison et, si tous n’arrivaient pas, je n’étais pas tranquille. À cette époque, quand ils arrivaient, nous fermions la porte d’entrée et nous la verrouillions avec une barre de fer. Mais, jusqu’à ce moment, j’étais aux aguets, rongé d’inquiétude et constamment j’interrogeais les autres sur ceux qui manquaient, du bout des lèvres car les autres me malmenaient pour cette lubie que j’avais. Et donc, dès que quelqu’un tardait trop, je me postais dans un coin, je tendais l’oreille à chaque bruit jusqu’à ce que finalement, désespéré, je sorte pour attendre sur le pas de la porte. Souvent les larmes me venaient aux yeux.

Ce soir-là mon père était très en retard et, moi, je ne tenais pas en place. Je suis sorti sur le pas de la porte et je me suis mis à attendre. Pourtant, alors que mon père était rentré, alors que nous avions mis, c’est moi qui l’ai mise de mes propres mains, la barre de fer, je n’ai pas réussi à me calmer. Je voyais mon père pâle et nerveux et, en plus, quelques bribes de conversation dans la discussion secrète que tenaient entre eux les adultes, quelques silences bizarres insinuaient en moi l’idée que mon père était en danger. Est-ce que j’ai pu fermer l’œil cette nuit-là ? En tout cas mon sommeil a été agité. Au petit jour seulement un sommeil profond m’a pris et le matin, quand est venue l’heure de l’école, j’étais comme cloué au matelas. Quand je me suis levé pour me préparer, mon père était parti et avec les autres je n’ai rien pu apprendre de plus. Je suis sorti de l’école et j’ai couru à la maison, mais j’ai eu beau avoir l’œil sur ma mère et ma grand-mère, je n’ai rien pu en tirer. C’est aussi qu’ils parlaient tous moins qu’à leur habitude, c’est ce qui m’a semblé en tout cas, même si chacun avait toutes ses occupations quotidiennes. Alors, moi aussi, j’ai fait une petite barque en papier, je suis sorti dans la rue et j’ai joué dans un nid de poule rempli d’eau de pluie. L’œil néanmoins fixé sur la rue d’où apparaîtrait mon père. La barque s’est défaite dans mes mains et je me suis mis à vadrouiller dans les quartiers alentour. En descendant à l’Hippodrome, ma mère m’a appelé pour manger. J’ai mangé sans faim et quand ma mère nous a dit que mon père avait prévenu de ne pas l’attendre à midi, j’ai eu l’appétit coupé pour tout. J’ai expédié tant bien que mal les devoirs et je suis sorti. Je me suis embrouillé dans les jeux des autres et, le temps de dire ouf, je me suis perdu dans mes pensées. Mais quand il a commencé à faire nuit, je suis vite rentré à la maison. Tous étaient rentrés tôt ce soir-là. J’ai regardé les autres. Non, ce n’était pas une idée à moi. Tous étaient inquiets et nerveux en attendant que mon père revienne. Je suis descendu en cachette et je suis sorti. J’ai voulu m’asseoir sur le pas de la porte et attendre là, mais cela ne me suffisait pas et je suis allé au coin pour regarder la rue jusqu’à l’autre bout, de toutes les forces que je pouvais rassembler pour le distinguer dans l’obscurité. J’ai entendu ma mère m’appeler. Je n’ai pas répondu. Plus le temps passait, plus il faisait sombre. Bientôt seules des ombres passaient dans la rue. Des ombres inconnues. Mais l’ombre de mon père je l’ai reconnue au premier coup d’œil. Les épaules courbées, le pas enjoué, la gabardine ample. « C’est lui » ai-je crié en moi et j’ai fondu sur lui. Lui m’a pris dans ses bras et m’a souri calmement.

– Tout va bien, m’a-t-il murmuré et, moi, quelque chose s’est ramolli en moi et j’ai eu le cafard.

– Mettons la barre de fer papa, ai-je réussi à dire.

– Mettons-la, mon fils, a-t-il répondu.


2/ Christoforos Milionis : « Il n’y a qu’un seul Dieu » (« Ένας είναι ο Θεός », από τη συλλογή διηγημάτων Τα πικρά γλυκά, εκδ. Μεταίχμιο, 2008)

Je me suis rappelé la première année où j’ai travaillé à Parga, pour désormais gagner mon pain. C’était la première fois que je partais loin des miens, seul dans un gros village isolé, loin du monde, à deux jours de voyage de chez moi – c’est ainsi qu’était alors Parga, rien à voir avec aujourd’hui. J’étais sans expérience du monde comme du travail que j’allais exercer. J’étais un gamin, je n’avais même pas encore été à l’armée. Un hiver rude en plus s’est abattu, avec grand froid et vent du nord. Toute la soirée et toute la nuit j’entendais les vagues se briser avec force sur le môle, puis les cailloux charriés par les vagues qui se retiraient pour prendre leur élan et se jeter à nouveau sur la terre ferme. Ignorant que j’étais des choses de la mer, je ne pouvais pas, dans les premiers temps, me calmer et fermer l’œil à ce grondement. Avec le temps néanmoins je m’y suis habitué et j’ai même eu le sentiment qu’il me tenait compagnie pendant les interminables nuits d’hiver. Je me rappelais alors les mots de ma mère, quand elle me faisait ses adieux en accompagnant mon départ : « Ne t’en fais pas ! Dieu est là ! »

Quand je me réveillais le matin, je tournais mon regard vers une fenêtre tout en hauteur en face de mon lit, l’unique fenêtre, pour voir s’il était l’heure de me lever pour l’école. Une bergeronnette, ébouriffée par la gelée, faisait des mouvements de danse sur le bord de la fenêtre, puis becquetait de l’autre côté de la vitre. Les premiers jours où j’y ai prêté attention, j’ai pris cela pour un signe de la providence. Je l’ai même écrit d’ailleurs dans une de mes lettres, je ne sais plus à quel ami, en lui rappelant qu’en grec le mot présage lui-même signifie oiseau. En ce temps-là, je voyais partout des présages, des signes de l’au-delà ; des communications secrètes irriguaient ma vie. Avec le temps, j’ai découvert que la vérité était beaucoup plus prosaïque : la vitre n’avait pas été nettoyée depuis des mois, et elle était couverte de chiures de mouche, et ma bergeronnette les prenait pour des insectes et les becquetait dehors – ça aussi je l’ai écrit à un ami. Mais, jour après jour, je découvrais avec déception que, pour beaucoup d’autres choses, la réalité était beaucoup plus prosaïque. Chaque jour je le constatais, et cependant cette voix lointaine en mon for intérieur continuait à me répéter : Dieu est là ! Et elle m’aidait à tenir.

Je me lavais vite fait au lavabo gelé, je mangeais un peu de pain avec des olives, je me couvrais bien avec une écharpe et je montais le sentier vers le marché turc, où se trouvait le collège, installé dans une vieille maison turque. Trois classes en tout et pour tout, dans trois salles, avec un couloir devant et un petit bureau. J’y trouvais le poêle allumé déjà par la femme de ménage qui montait au petit matin, je faisais parfois du café et je regardais en bas la petite ville pittoresque, toute blanche, la « Villa Rouge » sur son flanc oriental, inaccessible, habitée par un couple solitaire et inaccessible lui aussi, et la mer ionienne sans fin, remplie de vagues écumantes dans toute son étendue. J’attendais le Directeur qui, dans son grand âge, souffrait aussi d’asthme, il tardait à venir à bout de la montée, s’arrêtait à tout bout de champ, prenait appui sur l’un ou l’autre tronc d’olivier, sortait son mouchoir et toussait pendant des heures, à tel point qu’on avait l’impression qu’il allait finir par cracher, dans le sentier, ses poumons, au pied de l’olivier. Nous deux étions, en tout et pour tout, les professeurs, philologues tous deux et nous enseignions aux trois classes toutes les matières, du grec ancien jusqu’au cours de religion et à l’algèbre. Comme lui, bien entendu, était du public et avait beaucoup d’années de service derrière lui, il accomplissait aussi des obligations de Directeur et ses heures d’enseignement étaient réduites. Le poids des heures supplémentaires retombait donc sur mes épaules, à moi qui étais nouveau ; on m’avait embauché sous contrat et c’est l’Association des Parents et Tuteurs qui me payait. Et tout à la fois retombaient sur mes épaules et le cours de religion et celui d’algèbre. Avec l’algèbre je ne me débrouillais pas si mal, parce que je m’en souvenais encore depuis mes années de collège. En tout cas, je préparais bien le cours, le soir, comme celui de religion, pour ne pas me retrouver un jour ou l’autre dans une situation difficile devant mes élèves – une quinzaine en tout et pour tout dans chaque classe. Je peux dire que je m’en sortais plutôt bien, chose qu’a confirmée plus tard, quand l’année touchait à sa fin, l’Inspecteur qui m’avait inspecté. « Tu te débrouilles bien », me dit-il.

Cependant, malgré mon zèle, j’ai bien failli voir ma situation s’assombrir avec un élève de la première classe qui ne se distinguait pas par la vivacité de son esprit. C’était dans la leçon sur l’Ancien Testament, où je leur parlais de la création de l’homme et comment Dieu avait créé Ève aux côtés d’Adam. L’élève leva à ce moment-là sa main et m’interrogea, presque effrayé :

« Mais alors, Monsieur le Professeur, aujourd’hui aussi elles arrivent comme ça les femmes ? »

Mon esprit s’embrouilla un instant. Qu’est-ce que je pouvais bien lui répondre ? Quelle était la réponse correcte du point de vue théologique ? Je ne me rappelais pas que leur livre parlait de cela. Pour gagner du temps et aller de l’avant, je donnai la première réponse qui me vint à l’esprit :

« Eh non, mon petit gars, fis-je. Ça, c’est arrivé une fois, au début ! Maintenant elles arrivent, elles comme les autres ! »

Heureusement il ne me demanda pas comment arrivent les autres. J’imagine, étant donné qu’il s’était posé des questions, qu’il s’est occupé de trouver la réponse auprès de plus futé que lui, c'est-à-dire auprès de ses camarades de classe qui s’étaient mis à murmurer à n’en plus finir, filles comme garçons, dès qu’ils avaient entendu la question. En tout cas, maintenant, près de cinquante ans plus tard, je pense qu’il valait mieux que je ne sois pas théologien. Qui sait quel discours je lui aurais sorti pour le tranquilliser, et le gosse serait resté dans son ignorance et dans ses peurs et n’aurait peut-être jamais appris la vérité.

Dans la première classe, nous avions aussi un élève musulman, un enfant peureux, chétif avec le regard toujours plein de stupeur et de panique. Il s’appelait, je me souviens, Mouliazim. Nehat Mouliazim. Il vivait à Parga avec sa mère, je ne sais pas s’il avait des frères et sœurs, en tout cas il était sans père. Ce devait être une famille pauvre, et c’est peut-être pour cela que les leurs n’étaient pas partis au moment des échanges de populations1. La mère travaillait chez les autres, à domicile et dans les champs d’oliviers.

Mouliazim donc, en tant que musulman, n’avait pas l’obligation de suivre le cours de religion. Le Directeur l’avait convoqué dans le bureau, dès les premiers jours de la rentrée, et « il nous en avait avisés », et lui et moi. Plus tard, il en avisa aussi l’Inspecteur – ne nous cherchons surtout pas d’ennuis, me dit-il. Je ne sais pas si Mouliazim a bien saisi ce « il n’avait pas l’obligation », ou s’il l’a pris pour une interdiction. En tout cas, à l’heure du cours de religion, il n’entrait jamais dans la classe. Il s’asseyait sur une pierre, dans la cour, quand il faisait beau et lisait son livre et, quand il faisait mauvais temps, il se tenait dans un coin du couloir et attendait patiemment la cloche.

Un jour de très grand froid, j’ouvre la porte et je le vois encore debout dans le couloir qui tremblotait. Je me suis rappelé la bergeronnette ébouriffée qui becquetait à ma fenêtre.

« Mon p’tit Nehat, lui dis-je. Rentre, mon garçon, mets-toi au chaud, ne va pas prendre mal ! Tu peux écouter, si tu veux, ou ne pas écouter, si tu ne veux pas. Il n’y a qu’un seul Dieu pour tout le monde !... »

Je me rappelle qu’il est entré timidement et s’est assis à son pupitre. Un instant, tout est devenu silencieux – silence sacré, allais-je dire – puis le cours a repris.

Cette année-là s’est écoulée, mon contrat est arrivé à échéance, je suis allé au service militaire, je l’ai terminé, j’ai été nommé dans le public, j’ai pris la bague au doigt. J’ai pris moi aussi un départ. L’été arrivait et je faisais avec mes copains le tour des plages. Le plus souvent des plus proches : à Medini, à Margarona de Prévéza, à Castrosykia. Une fois on a parlé d’aller à Parga, où le tourisme avait commencé à se développer, pour y rester quelques jours.

Plus de dix ans avaient dû passer depuis que j’y avais été professeur. Et je ne peux pas dire que je n’étais pas ému quand je me suis retrouvé dans ses ruelles en escalier. Je suis monté au marché turc, je suis arrivé jusqu’à la porte de la Citadelle, j’ai vu notre vieux collège, abandonné, sans fenêtre. Un nouveau avait été construit, là-bas sur le côté oriental, devant la « Villa Rouge » qui, maintenant, à côté de lui, était devenue toute petite. Tout le mystère qu’elle cachait alors s’était perdu, avec ses occupants. Parfois je rencontrais quelque connaissance, certains me reconnaissaient. Je me suis renseigné sur quelques personnes de l’Association des Tuteurs, ils étaient morts. Même chose pour mon Directeur. Quant à mes élèves, je n’en voyais pas un. Ils avaient dû se disperser pour leurs études ou bien s’étaient faits hommes et étaient devenus méconnaissables.

Un matin, alors que je me tenais dans la ruelle devant la porte de la maison où nous logions, et que j’attendais mes amis pour aller nous baigner, une femme d’un certain âge s’est approchée de moi et m’a salué avec cordialité :

« Toi, me dit-elle, tu ne serais pas le professeur ? » – et elle a prononcé mon nom.

« Qui es-tu ? » lui demandé-je.

« Moi je suis la mère de Mouliazim, me fait-elle. Tu te souviens de lui ? »

« Bien sûr que oui, lui dis-je, je m’en souviens. Comment va-t-il, Nehat ? »

« Il est chez ses cousins, à Smyrne », me dit-elle.

« Donne-lui le bonjour, s’il se souvient de moi ».

« S’il se souvient de toi ?! Ni lui ni moi ne t’avons oublié », ajoute-t-elle.

« Pour quelle raison ? »

« Pour ce que tu nous avais dit !... »

La vérité est que je suis devenu inquiet – qui sait quel péché de jeunesse elle allait me ressortir. Mais la femme a continué :

« Il est arrivé, essoufflé, de l’école à la maison, en courant ce jour-là et il m’a dit : ‘‘Maman, le professeur nous a dit aujourd’hui qu’il n’y a qu’un seul Dieu pour tout le Monde’’… Ça ne s’oublie pas ! »

J’avoue que je ne m’y attendais pas. Ce fut alors la meilleure leçon que je reçus comme enseignant.

Il y a deux ans, comme vous savez, début juillet, Miss Turquie est venue en Grèce. Elle est apparue à la télévision. Jeune femme – délice des yeux, sublime beauté. Mais qui pouvait s’y attendre ? Elle s’appelait Mouliazim et parlait grec ! Elle a dit que son père était de Parga. J’ai compté les années. C’était donc la fille de Nehat ! D’ailleurs, à un moment, lui-même est apparu, rondelet, avec un peu de moustache sur la lèvre supérieure. J’ai reconnu le regard apeuré dans ses yeux. C’était aussi l’époque où des incidents survenaient sans cesse avec la Turquie et on entendait à nouveau des messages d’intolérance. Puis on a entendu de Smyrne aussi la voix de sa mère qui envoyait des salutations à ses amis de Parga. On ne l’a pas aperçue, on a seulement entendu sa voix qui traversait une béance vertigineuse de quarante-cinq années.

Je suis resté ébahi par les tours que le hasard réserve. Une fois encore le temps s’était évaporé, comme cela m’arrive souvent. J’ai passé l’été dans notre maison de campagne, à Maliako, avec ma femme et notre fille.

J’ai pris une lettre et je lui ai écrit : « Nehat, mon garçon ! ai-je écrit. N’écoute pas ce que disent les “chefs spirituels”. Et si tu as la nostalgie de Parga, mon fils, viens la revoir. Emmène ta mère aussi, qu’elle revoie ses amies, avant qu’elle ne parte. Il n’y a qu’un seul Dieu pour tout le Monde ! Et c’est lui qui a donné la beauté à ta fille, pour que grâce lui soit rendue ! »

Je ne savais pas où envoyer la lettre, je n’avais pas d’adresse. Je l’ai envoyée à un journal qui l’a publiée. Je ne sais pas si elle est parvenue un jour entre ses mains. Je ne pense pas. Mais mon vœu est sûrement parvenu à l’oreille de Dieu – et cela me suffit.

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1. Le traité de Lausanne en 1923 a conduit les Grecs à quitter définitivement l’Asie Mineure. Un déplacement de près d’un million et demi de Grecs d’Asie Mineure vers la Grèce a été organisé, ainsi qu’un déplacement vers la Turquie de populations turques musulmanes installées en territoire grec.